C’est dégoûtant !

30 août, 2008

Alors là, les collègues ne me contrediront pas : les lecteurs sont souvent de gros dégoûtants. Si on juge un lecteur à l’état dans lequel il nous rend son livre… Et ben y en a pas beaucoup qui passe le test !

Bon je vais pas être méchante, j’ai des Gentils Lecteurs (G.L.) qui enveloppent soigneusement leurs livres dans leurs sacs, les lisent avec respect et vous les rendent doucement à la banque de prêt comme on vous donnerait des fleurs… Mais les G.L. ne sont pas une majorité !

Non, la plupart des bouquins reviennent tachés (tache de vin, de café, de chocolat…), collants (ça je veux même pas imaginer pourquoi) ou même ensablés. D’ailleurs une question toute bête : qu’à la rentrée, on retrouve du sable dans les livres, je veux bien. Ils ont pris les livres sur la plage, ont pas fait attention… OK, c’est pénible mais je comprends. Mais le reste de l’année ? Pourquoi est-ce que je retrouve encore du sable (ou un truc qui s’en approche) ? Est-ce qu’ils vont dans le bac à sable du square pour se rouler dedans ? Est-ce que tous les week-ends ils partent à Saint-Trop ? Ou alors ils saupoudrent une mixture sur le pauvre livre pour marquer leur territoire, comme des chiens ? Enfin je sais pas, si quelqu’un a la réponse, qu’il n’hésite pas.

Le pire, ce sont quand même tous ces petits cadeaux qu’ils nous laissent à travers-sur-dans les pages. Alors parfois, c’est mignon : une lettre d’amour, une photo d’enfants, un joli marque-page ou une vieille carte postale. Je les imagine refermant le livre avec cet objet qui leur est cher et qui évoque sans doute de jolis souvenirs… Mais il y en a d’autres… Petite liste non exhaustive :

  • mèche de cheveux (ou de poils, erk !)
  • cure-dent
  • feuille de PQ (non utilisée mais enfin quand même !)
  • coton pas bien net
  • cuillères à café en plastique mâchonnées
  • feuilles d’arbre en décomposition
  • et le meilleur pour la fin, emballage de préservatif vide !

En tout cas merci à ma Dédèle d’avoir fait avec moi ce petit comparatif d’ordures en tout genre. Je lancerai bien un concours du meilleur objet retrouvé mais franchement, ça me donne la nausée ;)

Ouh le voleur !

27 août, 2008

Toutes les bibliothèques sont un peu particulières, mais sans me vanter, je pense que la mienne est vraiment… très, très particulière. La faute au climat ? La faute au bâtiment plein de fantômes ? La faute au public ? La faute aux directions successives ? Je n’en sais rien. Toujours est-il qu’il s’y passe des choses graves !

Grave comment ? Grave comme un vol de codes-barres. Et oui, c’est très sérieux. Notre ancienne chef avait pointé cette irrégularité dramatique pour nous : les codes-barres (que nous collons sur nos livres pour vous puissiez les emprunter après) disparaissaient mystérieusement. Donc forcément, l’un d’entre nous, dans l’équipe, était en cause. Le voleur de codes-barres était peut-être mon copain de bureau. Ça fait froid dans le dos…

D’autant plus stressant que vous pouvez imaginer tout ce qu’on peut faire avec un code-barre volé, n’est-ce pas ?

  • On peut par exemple s’amuser à coller le code-barres sur un autre code-barres dans une autre bibliothèque et ainsi perturber pendant 1 minute le prêt (ouais je sais, c’est complètement délire) !
  •  On peut arborer fièrement le code-barres sur notre front lors de notre promenade matinale. Et on entend le murmure d’admiration et d’excitation de la foule : “Ouah le beau code-barres qu’il a sur le front !”, “Oh l’autre ! la chance qu’il a, il peut porter un code-barres sur lui !” ou “mais dis donc, avec ce code-barres, cette femme est drôlement sexy !!!”.
  • Et puis le top du top c’est quand même de refaire toute sa décoration intérieure avec des codes-barres. Telle une Valérie Damidot, vous collez harmonieusement les codes-barres sur vos murs, votre tête de lit ou votre frigo. Succès assuré auprès des copains, verts de jalousie.

J’espère que je ne vous aurais pas donné de mauvaise idée. Heureusement, notre ancienne chef a dû faire peur au voleur car jusqu’à présent, nous n’avons plus à déplorer de vol de codes-barres. Enfin perso, je reste sur mes gardes…

Vacances…

23 août, 2008

Bonjour à tous,

un petit mot pour vous dire que je pars quelques jours en vacances. Donc pendant cette petite période, je publierai quelques petits billets mais je ferme les commentaires. Vous pouvez toujours les poster bien sûr et je les publierai sans faute à mon retour !

A bientôt !!!

” – Bonzour, ze voudrais un livre sur la Tectonic !” dit le petit gars à lunettes, les cheveux tout huilés, dressés sur la tête.

“- Ah désolée mais je n’en ai pas. Mais tu vas peut-être trouver ton bonheur dans une revue de musique ?

- Nan, c’est un livre que ze veux !

- Ah bah là je peux rien faire…

- …

- … “

Une vingtaine d’anges passent et le p’tit gars continue de me scruter en attendant je ne sais quoi… C’est qu’il devient flippant à la fin. Pourquoi les parents les laissent traîner en toute liberté ?

” – ze peux regarder sur l’ordinateur pour voir si ze le trouve ?”

Bah bien sûr mon p’tit gars, des fois que mon incompétence légendaire se révèle une fois de plus grâce à un petit morveux de 10 ans !

Une bonne dizaine de minutes plus tard, le nain revient. Aidée d’une collègue, il a trouvé un vieux, mais alors très vieux bouquin sur la tectonique des plaques. Etant d’un naturel bon et bienveillant, je le préviens que ce n’est pas la même tectonique, que là, ça parle plutôt du mouvement des plaques terrestres…

” – Si, si le mouvement, c’est ça que ze veux ! pour apprendre à les faire aussi.”

Alors là, je me sens émue à un point, vous ne pouvez pas imaginer. La démocratisation culturelle chère à nos politiques existe bel et bien ; grâce à la bibliothèque, un chiard va se cultiver, que dis-je, s’élever intellectuellement parlant ce soir. Je l’imagine dans sa petite chambre, écoutant Lorie à fond la caisse, avec un beau jogging fluo, ouvrant son beau livre sur la tectonique des plaques en essayant désespérément de reproduire les mouvements… peut-être que grâce à nous, un nouvel Haroun Tazieff est sur le point de naître !!! Snif !

 

Comment reconnaître un vrai bibliothécaire d’un simple fonctionnaire ?

Je veux dire, parfois vous pouvez être leurré à l’insu de votre plein gré par une charmante damoiselle à lunettes au prêt. Vous croyez avoir à faire à une vraie professionnelle et en fait elle fait un remplacement parce qu’elle est enceinte et ne peut plus dresser des contraventions, parce qu’elle s’est découverte une phobie des calculatrices dans son service compta ou parce qu’elle a une allergie au produit détergent ce qui est embêtant quand on est agent d’entretien. Oui, il arrive souvent que la bibliothèque soit un refuge professionnel… Hum, hum…

Où en étais-je ? Ah oui, reconnaître un vrai bibliothécaire, professionnel, passionné. Je peux facilement en parler parce que j’en ai moi-même deux beaux spécimens chez moi. Certes, ils ne sont plus de la première fraîcheur mais je pense que leur longue, longue, très longue expérience contribue à leur conférer une aura professionnelle indéniable.

Donc comment reconnaître un vrai bibliothécaire :

  1. ils sont bien équipés : ils ont appris à garder soigneusement leurs fournitures. Contrairement à moi, ils ne se font jamais piquer leur stylo ou leur gomme. Ou alors ils planquent un stock avec des tiroirs à double-fond… C’est encore un mystère pour moi !
  2. à leur agenda-planning-calendrier : les jours entourés-surlignés-colorés sont les jours de congé-RTT-fractionnement-récupération.
  3. ils disent qu’ils s’en foutent de leur bibliothèque, que maintenant tout a changé, que le vrai métier de bibliothécaire a disparu et qu’ils n’aspirent plus qu’à une retraite bien méritée. En vérité, ce sont toujours les premiers à défendre le service public, à monter au créneau pour la survie de leur bébé et pousser les “petits jeunes” pour qu’ils gardent la flamme. Mais ça bien sûr, ça ne se dit pas ! Chuuut, le vrai bibliothécaire fait semblant de détester son travail. Tout le monde le sait mais aux risques de représailles physiques, on fait comme si !
  4. ils n’aiment pas parler boulot sérieusement… ou alors pas trop longtemps ! Sinon ça voudrait dire qu’on se prend au sérieux et un vrai bibliothécaire ne se prend jamais au sérieux. J’évite toujours de dire que je respecte la qualité de leur travail parce que sinon je risque de me prendre au mieux une agrafeuse dans l’œil. Par contre, si je veux parler de l’importance des téléphones à grosses touches pour les personnes du troisième âge ou de l’importance du golf dans la vie de Frémont de Plus Belle la Vie, là oui… je suis toujours la bienvenue.

Bon, il y aurait encore beaucoup à dire et cela fera sûrement l’objet d’un article complémentaire !

Mais pourquoi tu viens ?

19 août, 2008

“- Vos polars sont nuls !!! Ce sont que des vieux trucs, et j’ai déjà tout lu… Les nouveaux auteurs ? Nan, y sont nuls aussi !!!

En plus j’ai voulu lire le dernier Cuisine Actuelle qui forcément est déjà dans les mains d’une dame qui a pris toutes les revues cuisine. Mais vous ne dites rien, vous laissez faire bien sûr, c’est incroyable !

De toute façon, il n’y a même pas de place pour s’installer tranquillement dans votre bibliothèque : les gamins hurlent, les ados se frottent les uns contre les autres… bientôt vous allez accepter les chiens qui pissent contre les fauteuils, c’est ça ?  

Quoi ? et pis quoi encore ? non je n’irai pas au calme dans votre petit jardin : j’ai le droit de vouloir rester dans MA bibliothèque ! Ça fait 20 ans que je viens ici, et croyez-moi, Madaaameeue, la situation ne cesse de se dégrader ! C’est une honte mais c’est à l’image de notre société, vous allez me dire ?”

Bah non, moi je dis rien, rien du tout… Je fais mes yeux de poisson mort (je sais très bien faire les yeux de poisson mort) et je hoche la tête de temps en temps comme le chien en plastique à l’arrière des voitures… Juste je serre les dents pour ne pas hurler “MAIS POURQUOI TU VIENS, VIEILLE PEAU, TOUS LES SAMEDIS ME RABACHER ENCORE ET ENCORE LES MEMES CRITIQUES ???”

Les risques du métier

17 août, 2008

Les gens ne se rendent pas compte à quel point nous risquons notre vie, nous les bibliothécaires !

Certes, vous allez me dire qu’il y a des métiers mille fois plus dangereux comme être pompier, policier, mercenaire ou équipier chez Mac Do et vous aurez sans doute raison quoique pas totalement… (suis pas sûre d’être très claire là ???). Les risques liés à notre profession sont nombreux et pourtant méconnus.

Petit panorama rapide :

- se prendre Les Semailles et les moissons 510 pages tombé du haut de l’étagère sur la tête, entraînant notre chute sur la photocopieuse publique restée ouverte et dont le couvercle se referme méchamment sur nos petits doigts alors que notre nez rencontre avec une certaine passion le monnayeur qui grâce à notre geste se débloque enfin.

- se coller une mèche de cheveux sur un papier de filmo (papier plastifié adhésif) ; se couper un morceau de doigt en prenant un cutter pour sacrifier cette mèche collée au filmo ; se casser l’ongle du pied en prenant le cutter rangé dans un tiroir qui ne tient plus dans son caisson et qui aime à s’écraser ausol, si possible en vous faisant du mal ; s’électrocuter en balançant le fameux tiroir dans l’écran de l’ordinateur qui manifeste son désaccord en produisant tout un petit tas d’étincelles.

- affronter quotidiennement les microbes et germes en tout genre que nos gentils usagers laissent derrière eux : non le bibliothécaire n’est pas en arrêt maladie, il lutte juste contre la dernière attaque bactériologique lancée par le petit Thomas et son vomissement impromptu pendant l’heure du conte !

- se sentir terriblement seul quand un lecteur vous dit que ça sent mauvais chez vous (là vous pouvez pas le contredire mais je l’ai déjà expliqué), qu’il y a des ondes négatives (oui peut-être) et qu’il se met à crier en faisant un pas en avant, puis un pas en arrière pour voir si la qualité de l’écho est également à déplorer (maman j’ai peur !).

C’est décidé, demain je m’inscris chez les paras…

Mais si je travaille !

15 août, 2008

“- Il est vraiment sympa votre travail !

- Euh, oui merci.

- Enfin je veux dire, au niveau des horaires, c’est cool quand même. Si vous cherchez quelqu’un, vous me le dites, hein ! parce que moi, bossez que les après-midis… et puis j’aime bien lire en plus !

- Non mais en fait, le matin on travaille aussi. On s’occupe du travail interne… Enfin on fait tout ce qu’il faut pour que vous puissiez trouver rapidement et sympathiquement vos livres dans les rayons ! (dit avec enthousiasme et conviction pour tenter de convaincre le bonhomme).

- Ah oui… Bien sûr… (dit avec ce fameux air “encore une fonctionnaire qui croit qu’elle travaille” et avec en prime le sourire “pauv’ fille va !)”

Et pourtant c’est vrai qu’on travaille ! Entre les acquisitions, le catalogage, l’équipement, les animations, la gestion interne et puis la préparation mentale et physique pour l’accueil de l’après-m, on a vraiment dû mal à trouver du temps pour la pause café, la pause clope, la pause téléphone, la pause “déconne” et la pause chewing gum. Pfffff !

La vérité, c’est que j’ai eu la chance dès mon arrivée à la bibliothèque d’être initiée par un Grand Manitou dans l’art délicat et subtil de la simulation du travail. Attention, c’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire. Tout d’abord, mieux vaut être bordelique :  on est toujours obligé de déplacer des papiers, des crayons en faisant si possible un maximum de bruit (histoire que les collègues s’en aperçoivent). Ensuite, il ne faut pas hésiter à souffler voire à jurer.

Exemples: le petit sac page 36 deLa Redoute n’est pas disponible avant 6 semaines, faites part de votre mécontentement en insultant ce put… de traitement texte qui vient d’avaler votre travail… Vous ratez pour la 23ème fois votre réussite, prenez-vous la tête à deux mains en hurlant que vous ne supportez plus toute cette législation autour des marchés !

Enfin le dernier point (et le plus important) ne soyez pas trop disponible. Un collègue a besoin de vos lumières, râlez un bon coup, dites que vous êtes débordé mais que tout le monde s’en fout, que non vous le ferez pas et qu’ils se débrouillent tous au lieu de vous harceler comme ça… Au bout de quelques instants, vous irez bien sûr aider votre copain qui vous sera éternellement reconnaissant, trouvera que vous êtes vraiment quelqu’un de formidable mais qui y réfléchira à deux fois avant de vous déranger.

Bon moi j’avoue que je ne maîtrise pas encore complètement cette dernière technique mais quand je vois le résultat que le Grand Manitou de ma bib a obtenu… ça me motive vraiment !

Mais dites-moi pourquoi est-ce qu’il y a autant de gens qui puent dans ma bibliothèque ?

Qu’un gamin posé sur la banque de prêt par une mère débordée et surchargée exhale les odeurs fétides d’une couche prête à déborder, ça passe encore. Je pense qu’un bébé a le droit de puer, c’est dans sa nature.

Mais les autres ? Tous les AUTRES !!! ceux qui sentent la pisse de chat, la vinasse de monop, l’oignon frit de la semaine dernière ou pire le sapin désodorisant des bagnoles pour planquer une autre odeur dont je ne veux même pas connaître l’origine… POURQUOI EST-CE QU’ILS VIENNENT ME FAIRE CH… EN PARLANT A DEUX CENTIMETRES DE MON NEZ ??? Si jamais vous voyez une cinglée dans une bib courir partout en bombardant les gens avec de la bombe déo pour les chiottes, vous serez que c’est moi, Grrrrrrrrr….. :(

Il paraît que notre profession est en pleine crise d’identité. Avec des questions aussi troublantes que : “sommes-nous entrés dans une période de profonds bouleversements ?”, “sommes-nous des animateurs sociaux, des acteurs culturels ou des passeurs ?” ou “le livre va-t-il mourir nous condamnant à une mort lente et pénible ?”. Enfin bref, tout un tas d’interrogations qui a particulièrement pris la tête aux candidats des concours d’assistant qualifié (spéciale dédicace à mes collègues de formation) et de bibliothécaire.

Pourtant, sur le terrain, on voit bien que notre rôle est essentiel à la vie de la société. Pour preuve, cette petite anecdote prise au hasard (bien sûr) : j’assurais le prêt avec ma bien-aimée chef (oui je fais un peu ma lèche-cul au cas où… c’est humain, hein), femme brillante, avec des diplômes, une expérience professionnelle reconnue. Soudain Popol vient à la banque de prêt avec un terrible problème à nous exposer.

Avant tout, petite présentation rapide de Popol : Popol est un usager assidu, qui fréquente exclusivement notre bibliothèque pour son espace multimédia et son imprimante. Popol imprime avec frénésie tout ce qui le passionne : la liste des drapeaux dans le monde, la liste des autoroutes de France ou la liste des noms des gynécologues de la ville. Il prend ce travail à coeur et garde précieusement tous ces feuillets (10 c la page) dans des classeurs.

En ce moment, Popol s’intéresse à Claude François, sa vie, ses photos, sa discographie et depuis peu, les paroles des chansons. Et bien l’air de rien, ça fait un sacré paquet de feuilles ! Grâce à Popol j’ai pu me rendre compte de la richesse de la production musicale de Cloclo !

Mais revenons au problème que Popol est venu nous exposer. Avec son accent si particulier, Popol nous demande : “A problème. A tiré 350 papiers sur Gloglo et a veut mettre dans mon classeur. Car a pas de livre sur Gloglo avec toutes ses chansons ! Mais classeur à moi, peut pas mettre 350 papiers, peut seulement mettre 200. Qu’est-ce qui peut faire ?“. Alors là, c’est les yeux pleins de larmes et en proie à une effroyable crise de doutes (que certains auraient pu prendre pour une crise de fou rire…) que je me retourne vers ma chef adorée qui d’un geste sûr montre les deux doigts de sa main à Popol : “Deux… il faut que vous achetiez un autre classeur pour en avoir deux...”

Voilà, soulagement de Popol qui vient enfin de trouver une solution et pour notre part, sentiment d’un travail parfaitement accompli. Oui, le métier de bibliothécaire a de l’avenir !