Les bibliothécaires sont encore utiles !
12 août, 2008
Il paraît que notre profession est en pleine crise d’identité. Avec des questions aussi troublantes que : “sommes-nous entrés dans une période de profonds bouleversements ?”, “sommes-nous des animateurs sociaux, des acteurs culturels ou des passeurs ?” ou “le livre va-t-il mourir nous condamnant à une mort lente et pénible ?”. Enfin bref, tout un tas d’interrogations qui a particulièrement pris la tête aux candidats des concours d’assistant qualifié (spéciale dédicace à mes collègues de formation) et de bibliothécaire.
Pourtant, sur le terrain, on voit bien que notre rôle est essentiel à la vie de la société. Pour preuve, cette petite anecdote prise au hasard (bien sûr) : j’assurais le prêt avec ma bien-aimée chef (oui je fais un peu ma lèche-cul au cas où… c’est humain, hein), femme brillante, avec des diplômes, une expérience professionnelle reconnue. Soudain Popol vient à la banque de prêt avec un terrible problème à nous exposer.
Avant tout, petite présentation rapide de Popol : Popol est un usager assidu, qui fréquente exclusivement notre bibliothèque pour son espace multimédia et son imprimante. Popol imprime avec frénésie tout ce qui le passionne : la liste des drapeaux dans le monde, la liste des autoroutes de France ou la liste des noms des gynécologues de la ville. Il prend ce travail à coeur et garde précieusement tous ces feuillets (10 c la page) dans des classeurs.
En ce moment, Popol s’intéresse à Claude François, sa vie, ses photos, sa discographie et depuis peu, les paroles des chansons. Et bien l’air de rien, ça fait un sacré paquet de feuilles ! Grâce à Popol j’ai pu me rendre compte de la richesse de la production musicale de Cloclo !
Mais revenons au problème que Popol est venu nous exposer. Avec son accent si particulier, Popol nous demande : “A problème. A tiré 350 papiers sur Gloglo et a veut mettre dans mon classeur. Car a pas de livre sur Gloglo avec toutes ses chansons ! Mais classeur à moi, peut pas mettre 350 papiers, peut seulement mettre 200. Qu’est-ce qui peut faire ?“. Alors là, c’est les yeux pleins de larmes et en proie à une effroyable crise de doutes (que certains auraient pu prendre pour une crise de fou rire…) que je me retourne vers ma chef adorée qui d’un geste sûr montre les deux doigts de sa main à Popol : “Deux… il faut que vous achetiez un autre classeur pour en avoir deux...”
Voilà, soulagement de Popol qui vient enfin de trouver une solution et pour notre part, sentiment d’un travail parfaitement accompli. Oui, le métier de bibliothécaire a de l’avenir !


16 août, 2008 à 12:27
Euh, le Fred, là-haut, c’est moi ou pas ? Non parce que je m’y perds par moment…
Bref, ce qui est flagrant, mesdames, c’est que vous voilà en train de plonger corps et âme dans les méandres du web. Sans rire, il s’agit là d’une drogue bien plus dangereuse que l’alcool ou que la cigarette, et je ne pense pas que vous en ayez pleinement conscience.
Continuez
16 août, 2008 à 13:05
Ah ! peut-être qu’un vilain troll s’est fait passer pour toi ! Il va falloir que je supprime ce commentaire.
16 août, 2008 à 17:19
Et en plus tu connais les “trolls”. Non, entre ça et l’IP, franchement, tu m’étonnes grave
7 octobre, 2008 à 17:04
Bravissima, tu es une vraie “chroniqueuse” humoristique, à bon entendeur…
9 octobre, 2008 à 13:20
@ ta chef adorée : tu me fais trop d’honneur, ma chef adorée