Big up !

25 mai, 2011

Grosse pensée à tous les collègues qui sont en train de plancher sur les concours d’assistant et assistant qual (et tous les autres d’ailleurs) !

ça me rappelle quelques (mauvais) souvenirs. Pour moi, le concours d’assistant qualifié restera :

Car oui, c’est bien beau d’avoir son concours d’assistant qualifié, encore faut-il trouver un poste avec ce nouveau grade. On ne le répètera jamais assez, dans la fonction publique territoriale, ce n’est pas parce que nous réussissons un concours que nous avons un poste. Nous devons trouver par nous-mêmes à grand renfort de CV, d’entretiens (de copinage, oups !) l’emploi de nos rêves, contrairement à nos cousins éloignés de la fonction publique d’Etat.

Dans mon cas, comme je suis déjà dans une collectivité, j’aimerai pouvoir y rester, mais dans mon nouveau grade. C’est là que ça commence à devenir marrant : mon patron n’est pas du tout obligé de me garder. Il doit créer un poste tout neuf rien que pour ma pomme. Pour cela, je dois faire une lettre officielle pour demander ma nomination… Et ça me saoule ! Donc je vais vous soumettre différentes formules, vous me direz laquelle a le plus de chance de faire aboutir ma demande.

1/ Monsieur le Maire, suite à ma réussite au concours d’assistant qualifié, je vous supplie de me donner un poste, parce que sinon je vais mourir parce que je souffre d’une maladie très rare qui risque de se développer rapidement si je n’ai pas un poste dans ma bibliothèque à moi. D’ailleurs je commence à avoir des plaques purulentes, des abcès suintants et des croutes jaunâtres sur tout le corps. Je souffre tellement, oh Monsieur le Maire ! Nominez-moi, nominez-moi ! Sivouplé Môsieur, sivouplé !

2/ Monsieur le Maire, suite à ma réussite au concours d’assistant qualifié, je souhaiterai obtenir un poste à ce grade dans ma bibliothèque. Pour vous convaincre de ma motivation, j’aimerai m’entretenir avec vous pour que nous puissions ensemble visionner une vidéo concernant un de vos sosies avec une certaine Cindy La Gourmande, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à votre assistante Valérie…

3/ Monsieur le Maire, suite à ma réussite au concours d’assistant qualifié (…). Pour vous montrer à quel point je prends à coeur mes futures responsabilités, je m’engage à vous fournir des témoignages écrits et détaillés sur les moeurs dépravés de mes collègues en vue de leur « reclassement ». D’ailleurs, j’ai déjà récolté quelques preuves matérielles comme les nombreux sous-vêtements masculins sous le bureau d’Albertine (ferait-elle de la vente clandestine ? en tout cas elle a un stock très important et très diversifié) ou les photographies coquines que Mamie D. prises dans les réserves de la bibliothèque…

4/ Monsieur le Maire, suite à ma réussite au concours d’assistant qualifié (…). Non mais en fait, mon pote, tu fais comme tu le sens, hein. Si tu veux bien, c’est cool, si tu veux pas… bah tu veux pas, hein…

5/ Monsieur le Maire, suite à ma réussite au concours d’assistant qualifié (…). En cas de refus de votre part, je tiens à vous signaler que je mettrai publiquement fin à mes jours au sein même de la bibliothèque, aux horaires d’ouverture au public, que je choisirai une mort spectaculaire (écrasée par une étagère, assommée par un démagnétiseur, étranglée par le cordon du jogging de Ginette) qui traumatisera à vie tous mes collègues et tous mes lecteurs….

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire l’expression de mes salutations distinguées,

Personnellement, je pense que la formule 2 serait la plus appropriée pour obtenir ma nomination. D’ailleurs, je garde quelques copies en réserve… si ça vous intéresse ;)

Mon bô grade !

22 octobre, 2008

Depuis lundi, j’ai dû recommencer une bonne dizaine de fois ce billet… ça ne me ressemble pas !

Faut dire que pour une fois, j’ai dû mal à tourner en dérision une très bonne nouvelle pour moi : j’ai réussi le concours d’assistant qualifié de conservation du patrimoine et des bibliothèques… Si, si je vous jure, vérifiez ici ! Oui enfin, vous devrez me croire sur parole, hein, comme d’habitude.

C’est difficile à croire mais rassurez-vous la première surprise, c’est moi. En attendant le résultat qui est tombé lundi 20 octobre à 9h32, j’ai eu  tout le temps de réfléchir à la façon dont j’allais vous annoncer que j’avais échoué à ce terrible examen. J’avais déjà le post tout chaud dans ma tête… Mais là… Ben merde, je suis bien ennuyée, je sèche.

Bon rassurez-vous ça ne va pas durer ! Bientôt, l’inspiration reviendra avec mes demandes répétées de nomination à mon employeur à ce nouveau grade, mes relations avec ma hiérarchie qui seront comme à leur habitude aussi diverses qu’enrichissantes (hum hum), mes désillusions concernant cette nomination à ce nouveau grade, et enfin mes recherches d’un poste intéressant, passionnant, ludique mais pas trop prenant (oh hé, j’ai le droit de rêver encore un peu !).

Enfin voilà ! une grosse pensée à tous mes compagnons de galère qui n’ont pas eu la même chance que moi… Je suis mal placée pour vous dire ça mais en tout cas… je pense à vous !

Dans l’attente…

15 octobre, 2008

On y est presque… Lundi, ce sera fini… Cette attente… Lundi 20 octobre, les résultats du concours externe d’assistant qualifié de conservation du patrimoine et des bibliothèques vont tomber.

Bon, soyons honnête, je n’ai pas beaucoup d’espoir.

J’ai bien jaugé mes concurrents au moment de l’épreuve oral. Ils avaient l’air drôlement sérieux, drôlement professionnel, drôlement conscient de l’importance de leur métier pour la société et drôlement motivé de contribuer à la mutation des bibliothèques dans l’ère des nouvelles technologies.

Et même que c’est sûr, leur livre de chevet à eux, c’est Le Métier de Bibliothécaire alors qu’au pied de mon lit traîne un vieux catalogue Ikéa. C’est sûr qu’ils lisent leur Gazette des Communes avec un plaisir égalable à ma lecture d’un Voici de juillet 2006 trouvé dans le cabinet de mon dentiste. C’est sûr que eux, pendant les réunions de service, ils doivent vraiment écouter ce qui se dit et pas gribouiller des petites fleurs ou la liste des corvées à faire avant la fin du mois… C’est sûr, ils croient vraiment à l’utilité et à l’avenir de notre profession alors que moi… parfois…

Non et puis en fait, c’est pas si grave si je l’ai pas ce concours… J’arriverai d’une manière ou d’une autre à évoluer dans mon métier, à prendre de vraies responsabilités autres que celle du stockage des ramettes de papier ou celle de veiller à ce que le démagnétiseur ne tombe pas sur le lecteur quand Ginette l’utilise

Non puis je suis bien comme adjointe du patrimoine… je suis épanouie dans mon travail auprès du public, des enfants, des livres, toussa toussa… Non c’est sûr, c’est pas si grave si je reste encore adjointe du patrimoine pendant encore… 2 ou 3 ans…

Bouh bouh bouh !!! Mômaaaannnnn :(

Mon bô jury !

22 septembre, 2008

Oui, ce soir je peux le dire : je suis une survivor. Telle une Beyoncé des Destiny’s Child (ouais bah après le concours, j’ai le droit de revoir mes références culturelles à la baisse !), je lève le point bien haut, je regarde vers l’horizon et les yeux pleins de larmes, je dis « oui je m’en suis sortie ! »…

Petit topo d’un oral de concours pour les néophytes,  les prétendants à l’oral de mardi et mercredi  ou les curieux :

 - 15h30 : je me pointe dans la salle d’attente pour attendre (oui forcément) qu’on appelle mon petit nom. Je sais que c’est encore une ruse du CNFPT pour faire craquer les candidats. La salle doit être surchauffée, bondée et on va m’appeler dans une heure quand j’aurai commencé à ronger mes phalanges… Ah bah non, il n’y qu’une dizaine de candidats. Certes, ils ont dans les yeux quelque chose qui les rapprochent de ces boeufs qu’on mène à l’abattoir mais ils n’on pas l’air de souffrir de la faim ou de la soif… Je me méfie quand même.

 - 15h33 : un petit papy m’appelle. OK, il doit être un complice de cette grande machinerie qui va tenter de me déstabiliser… Raté, le charmant vieux monsieur se dispute le privilège avec un de ses collègues de m’escorter. Il m’explique tout, avec une voix douce, me rassure, me souhaite bon courage et me dit de rester cool, qu’il n’y a rien de grave dans tout ça…

 - 15h35 : rencontre avec le jury pour tirer mon sujet au sort. 3 personnages : une femme et deux hommes. L’un ressemble à un médecin légiste de NCIS, l’autre à un professeur à la retraite et la dernière… une femme aigrie à l’évidence par les années et qui va se venger sur moi, pauvre jeune trentenaire… (Oui on a le droit de dire « jeune » et « trentenaire » en même temps !)

-15h38 : découverte du texte… Alors là vraiment, c’est la panique. Un texte sur l’Histoire, enfin la supériorité de l’Histoire sur les romans… Nom de nom, comment je vais m’en sortir avec un truc pareil ! Panique complète, petite voix qui me dit « bon sang un an de boulot pour rien du tout », et ma petite enfance qui défile sous mes yeux…

 - 15h58 : je me lance… je vais me faire massacrer parce que ce texte est nul et que j’ai rien à dire dessus… Après 5 minutes de commentaire, je regarde mes bourreaux avec un sourire qui crie « pitié, pitié, pitié !!! ». Et là, voilà qu’arrive ce que jamais je n’aurai pu imaginer : un échange ! Oui les membres du jury sont des êtres humains ! Ah ouais je sais, c’est complètement dingue !!! Ils me posent des questions intéressantes auxquelles j’ai sincèrement envie de répondre. Quand je sèche, ils m’aiguillonnent gentiment. Ils me sourient même… Un truc de folie !!!

Donc voilà, une scène de torture aurait été plus marrante à vous raconter mais comme j’essaye de ne pas trop vous mentir… Après savoir si cet oral était une réussite du point de vue de la note, je n’irai pas jusque là. Mais j’ai PRESQUE réussi à passer un bon moment et c’est déjà pas si mal !

Minute sérieuse : un grand merci à tous pour m’avoir soutenue-supportée pendant cette période pas facile ;)

Mon bô concours !

8 septembre, 2008

« - De toute façon, c’est débile ce concours !

- Ouais, grave…

- Je veux dire, ça n’a rien à voir avec nos compétences professionnelles ! Nos vraies compétences, celles acquises sur le terrain, au contact du public et de la dure réalité !!!

- Ah ouais, c’est complètement vrai ce que tu dis !

- En plus c’est ridicule, vu le nombre d’inscrits pour le nombre de postes… Je veux dire que ce sont seulement les bêtes à concours qui vont l’avoir, les mecs qui font que ça, toute l’année et qui en ont rien à foutre de notre métier !!!

- Pire même !

- Nan mais de toute façon, ce système est complètement dépassé… Je vais te dire, si on a pas réussi l’écrit, c’est juste que nos esprits ne sont pas assez conformistes ! et ça, c’est pas si mal !!!

- Ah ouais, j’adhère total !

- Bon à trois, on regarde les résultats sur le site du CNFPT… UN… DEUX… TROIS…

- …

- …

- …

- Oh putain, je l’ai ! Oh putain, tu l’as !!! OUAHOUUUUU !!! C’est merveilleux ! c’est de la bombe de balle ! J’y crois pas comment c’est bon !!! Oh nom de nom, j’écrase une larme, tiens… C’est intense ce qu’on vit là, faut profiter !!!

- …

- …

- …

- Ouais enfin pour l’oral, c’est mort, hein. Parce que j’ai entendu dire qu’ils te posaient des questions juste pour te faire sortir de tes gonds et voir comment tu réagis au stress. C’est complètement foireux, laisse tomber… On a aucune chance…

- Ah ouais c’est clair… Tu révises quand même ?

- à mort… »