désolée !
11 avril, 2013
Désolée les amis,
je me fais bien rare en ce moment ! Alors la faute au troll qui pousse dans mon ventre et absorbe semble-t-il toute mon énergie (et mes neurones aussi) mais surtout la faute à une overdose de boulot, de réunionnites, de concept « troisième lieu-parce qu’il y aura un distributeur de café mais moins d’amplitude d’ouverture pour les lecteurs mais on s’en fout on te dit puisqu’il y aura du café », etc., etc.
Bref, vous l’aurez peut-être compris, tout cela commence à me sortir par les yeux. J’aime mon travail, sa polyvalence, l’impression d’être quelque peu utile, participer à des animations de qualité mais débattre sur des queues de cerise, ça me fatigue… Ah oui, j’ai oublié de vous dire, j’ai une nouvelle chef ! Et oui forcément me direz-vous, il faut s’adapter et faire preuve de patience, de motivation, de dynamisme… Oui oui oui, c’est sûr…
Bah en attendant, je m’occupe toujours autant pendant les réunions :
à très bientôt, des bises
Buon compleanno !
18 juin, 2010
J’aime les stages et ils me le rendent si mal… II
12 juin, 2009
Décidément, j’ai un problème avec les stages… A moins que ce ne soit les stages qui aient un problème avec moi…
Toujours est-il que j’ai eu la brillante idée de me faire enrôler inscrire dans un stage sur le savoir-bien-communiquer-avec-les-autres, sur le savoir-se-placer-dans-une-relation et sur le savoir-se-motiver-en toute-circonstance-même-quand-on-est-fonctionnaire. Alors oui, c’est vrai, je l’ai bien cherché… Et je l’ai bien trouvé.
Donc le stage reposait sur un concept intéressant : la visualisation. C’est-à-dire que vous mettez en scène votre problème (question-suggestion-etc.) avec votre petite personne et vous prenez des collègues-stagiaires pour vous aider.
Exemple : Corinne nous raconte qu’elle a un problème sa responsable qui lui donne toujours plus de travail sans aucune reconnaissance et tout cela dans un stress toujours croissant. Donc Corinne se met au centre de la pièce. Elle prend Nadège pour faire sa chef et on déroule une écharpe entre les deux pour symboliser leur relation… On VISUALISE donc la relation. Et puis Corinne va prendre des autres stagiaires pour symboliser sa rage, sa frustration et son envie… Toussa toussa et à la fin, miracle ! Corinne se rend compte qu’elle n’a pas verbalisé ses envies et ses besoins à sa chef et que donc celle-ci ignore totalement son ressenti… Vous me suivez ?
C’était vraiment très intéressant jusqu’au moment où se fut mon tour. Alors d’abord il a fallu que je trouve un problème… Je ne voulais pas parler de la disparition de Gilbert… Ni de ma passion dévorante pour Stephenie Meyer… Il fallait que je trouve un truc sérieux comme les collègues-stagiaires…
« - j’ai dû mal à réaliser que je suis cadre B… Et donc je crois que je souffre beaucoup-beaucoup !
- Très bien, très bien… Tu te sens en souffrance par rapport à ton équipe ? ta hiérarchie ?
- Euh… bah tout le monde je crois…
- Très bien, prends une personne pour symboliser ton équipe, une personne pour représenter ta hiérarchie !
-Euh c’est difficile… Pour mon équipe je prends Nath… Et puis ma hiérarchie… Ben là faut vraiment que je prenne plusieurs personnes parce que entre la directrice, le coordinateur culturel, le chef de service, le chef de pôle, le DGA, le DG, le remplaçant du DG, le…
- OK OK, très bien BG, prends une personne pour les cadres directs et ceux indirects… Si tu préfères une pour ta directrice et une pour les autres !
- Euh… Micheline pour ma directrice et Fabrice pour les autres.
- Très bien. Symbolise ta relation ces personnes avec une écharpe.
- Ben c’est-à-dire qu’il me faudrait plusieurs écharpes parce que tout d’abord dans l’équipe, y a une scission rapport au fait que Dédé a écrit sur le tableau d’entrée que Marco avait une petite bite. Alors bien sûr Marco il l’a mal pris et il est soutenu par Agnès et Raymonde… Alors que les autres trouvent ça plutôt rigolo ! Tout comme moi. Et puis pour Fabrice, ben pareil, le coordinateur il est fâché avec le directeur du cabinet parce qu’ils ont eu une aventure mais que maintenant le coordinateur, il veut se maquer avec la femme du DG… qui est pas trop d’accord d’ailleurs. Le DG, hein, pas sa femme. Alors c’est sûr aussi que la directrice est partie en cure de désintoxication parce que son fils qui travaille à la voirie lui a appris qu’il savait que son vrai père était le chef de service des sports… Donc en fait mon chef direct actuel est potentiellement le coordinateur mais comme il a des soucis avec…
- Stop !!! BG, c’est n’importe quoi, tu ne joues pas le jeu BG, tu fais preuve de mauvais esprit BG ! BG TU SORS !!!
M’enfin ! C’est pourtant vrai ce que je dis………….
Comment reconnaître un bon chef ?
25 novembre, 2008
A l’heure où les éléphants d’un parti dont-on-ne-doit-plus-prononcer-le-nom se déchirent pour trouver un chef, cette question me semble essentielle, y compris dans nos petites bibliothèques… Et surtout dans la mienne. Car voyez-vous, cette interrogation fait débat dans mon équipe. Car chez nous, nous nous targuons du droit (totalement illusoire évidemment) de choisir notre chef. Mais (à imaginer que nous ayons ce pouvoir) comment reconnaître un bon chef de service ? Autrement dit, à quoi reconnaît-on un(e) bon(ne) directeur(trice) de bibliothèque ??? Là est ma question….
Evidemment, la définition d’un bon chef peut être relativement facile à trouver : une personne honnête, travailleuse, juste et compétente… Oui mais dans les faits, on attend tout autre chose du chef :
1/ Le ou la chef doit avoir du charme mais moins que les membres de son équipe. Vous savez, un peu comme la bonne copine qui sortait avec nous en boîte le soir quand on était des mécheux ados. Elle était juste assez moche pour vous servir de faire-valoir mais pas trop pour ne pas vous faire refouler à l’entrée…
2/ Le ou la chef doit avoir intégrer des principes fondamentaux du travail de fonctionnaire. Par exemple, demander un travail en urgence à son agent, c’est lui demander d’essayer s’il le peut, entre ses congés-récup-RTT et pauses café une première ébauche pour dans 15 jours mais bon, en même temps qu’il ne s’inquiète pas parce qu’il a encore du temps, c’est juste pour prévenir quoi…
3/ Le ou la chef doit être sympa, présent, à l’écoute mais pas trop ! C’est-à-dire que quand je dois passer un coup de fil perso à ma cousine Eugénie, il serait gentil de comprendre tout seul qu’il doit me laisser tranquille !
4/ Le ou la chef doit fixer des objectifs clairs, motivants et raisonnables. Exemple : « bon les filles cette semaine, on ne mangera qu’une pâtisserie ! Et encore ce sera un flan… Bon si vous êtes sages, on se fera un goûter vendredi mais uniquement avec du chocolat noir, hein ! On fait gaffe, les filles, on se motive !!! »
5/ Pour défendre son équipe et son établissement, le ou la chef devra être capable de se montrer gentil avec les élus et les cadres administratifs de la hiérarchie. Pour cela, il n’hésitera pas à faire don de son corps. De là à dire que le ou la chef devra être un homme ou une femme de petites moeurs, il y a un pas que je franchis avec joie !
6/ Le ou la chef doit avoir des compétences, certes, mais il doit savoir ne pas trop les montrer pour pouvoir s’extasier devant vos oeuvres : « mon Dieu Ginette, qu’est-ce que vous démagnétisez bien !!! Oh dis donc Monique, tu l’as bien frotté l’étagère, elle brille ! ça m’émeut !!! »
7/ Enfin le ou la chef doit être un puits de culture : il doit posséder des photos dédicacées de Dave voire C. Jérome, il doit connaître par coeur la généalogie de Frémont dans Plus Belle la Vie et il doit hurler comme une fillette devant Révélation de Stephenie Meyer !
Voilà POUR MOI le chef idéal ! Si tu as le profil, viens, nous t’attendons







