Mes amitiés aux RH !

13 février, 2010

L’heure des bilans…

28 juillet, 2009

Je ne sais pas pour vous mais il y a un moment que j’exècre pendant les vacances : le RETOUR !

Les mains crispées sur le volant, les yeux fixés sur le conn… le monsieur dans sa grosse voiture devant moi qui n’arrête pas de freiner pour un rien, je ne peux empêcher mon esprit de vagabonder et parfois même (oh mon Dieu quelle horreur !) de réfléchir sur ma vie !!!

Et me voilà donc en train de faire le bilan sur ma vie professionnelle, sur mes questionnements professionnels (spéciale dédicace à Sandrine !), mes doutes professionnels… Bref, je m’interroge sur ma carrière, sur ma vocation, sur la réelle envie de mon être profond à l’intérieur de moi-même !

Après tout, est-ce que j’aime toujours mon métier ? Je suis toujours en train de râler sur les lecteurs, sur la production éditoriale pour la jeunesse, sur ma hiérarchie… C’est pas comme ça que j’imaginai les choses… Est-ce que j’aurai perdu mes illusions ?

A ce moment précis de ma quête intérieure, la réalité se rappelle brusquement à moi :

- mon homme insulte le fils de… le fils de sa mère qui vient d’oser nous doubler alors qu’il n’y a pas de place,

- mon gnome n°2 égrène tous les gros mots qu’elle peut connaître en demandant à chaque fois si elle a droit de le dire (« Putain-putain-putain ! putain c’est un g’os mot maman ? hein ? c’est un g’os mot « putain » ? Oui ? et me’de-me’de-me’de, c’est un g’os mot aussi ? »),

- et gnome n°1 renverse du yaourt liquide sur le chat qui forcément apprécie peu et qui l’exprime parce qu’elle voulait lui appliquer un soin sur ses cheveux et qu’à la télé, ils ont dit que c’était bon pour tout les yaourts…

Alors là très vite je me dis… Aahhhhh vive le boulot !!!!!!!

La chaleur est écrasante. Des gouttes de sueur dégoulinent sur le front de la bibliothécaire. Sa peau colle sur son siège en plastique imitation… imitation d’une matière dont nul ne connaît le nom… Ses paupières sont lourdes, enfin plus lourdes que d’habitude. Ses gestes sont lents, sa voix presque éteinte et pourtant elle s’accroche la bibliothécaire. Elle s’accroche à l’idée que bientôt, c’est Monique qui va venir la remplacer et qu’elle pourra enfin quitter l’accueil et retrouver la moiteur de son bureau, cataloguer ses bouquins à moitié nue (mais oui, tout à fait, TOUS les bibliothécaires sont NUS quand ils sont dans leur bureau !!!).

Quand tout à coup (j’aime bien dire « quand tout à coup » mais c’est vrai qu’on a pas tous les jours l’occasion de le placer… C’est dommage je trouve)… Donc quand tout à coup, un lecteur arrive. La bibliothécaire sent qu’il veut emprunter des documents. C’est son expérience, que dis-je, son sens inné de l’humain qui le lui dit. ça et le fait que le lecteur porte péniblement 10 bouquins avec sa carte d’abonné entre les dents.

Dans un fracas assourdissant, le lecteur laisse tomber ses livres sur la banque de prêt. Il souffle, il gémit… C’est sûr, il regrette d’avoir pris ces bouquins d’art de 1500 pages chacun mais il ne peut pas perdre la face.

Le problème, c’est que le lecteur, pauvre inconscient qu’il est, a laissé choir (« choir » non plus, je ne l’utilise pas souvent… Mais comme j’ai un cheveu sur la langue, ceci explique peut-être cela !) ses documents du côté « retour » du bureau. Alors là pour les pauvres néophytes, je m’explicite un peu. Souvent dans les bibliothèques, la fonction « prêt » (là où on emprunte des livres avec sa petite carte) et la fonction « retour » sont clairement indiquées et séparées.

Mais notre bibliothécaire n’a pas de chance, dans sa structure, les deux fonctions sont rassemblées sur un même et seul bureau et séparées seulement par une ligne imaginaire symbolisée par deux minables pancartes. La bibliothécaire le sait. Donc d’habitude, elle est gentille avec les lecteurs qui ne poseraient pas leurs livres au bon endroit. D’habitude, elle lèverait son postérieur de sa chaise, elle se déplacerait latéralement de 80 cm, elle prendrait l’offrande, la soulèverait et courageusement, prendrait le chemin inverse pour enregistrer les livres et tout cela avec un sourire qui cache son désarroi à savoir « ils sont cons ces lecteurs, peuvent pas lire une pancarte ! ».

ça pourrait se passer comme ça mais aujourd’hui, la bibliothécaire a chaud, la bibliothécaire en a marre, la bibliothécaire rentre en résistance.

Tout d’abord, elle reste les yeux rivés sur son ordinateur (elle regarde les derniers dessins de Gally). Malheureusement le lecteur tousse. C’est le signal, alors elle relève la tête, sourit et dit « bonjour ». Rien de plus…

La lutte est engagée : le lecteur pousse du doigt ses livres, la bibliothécaire s’enfonce un peu plus sur sa chaise. le lecteur pose sa carte sur le tas de livres et tapote avec ses doigts nerveusement sur la banque de prêt. Le bruit résonne dans la tête de la bibliothécaire. Le lecteur racle maintenant sa gorge. Il n’en peut plus. La rage le guette !

 » – Oui c’est pourquoi ?demande la bibliothécaire.

- C’est pour emprunter (sur le ton « ça se voit pas connasse ! »)

- c’est bien ICI… »

Le lecteur comprend la provocation. Un duel s’engage ! La bibliothécaire fait ses yeux de poissons morts (oui j’aime cette attaque). Le lecteur prend l’air hautain de Docteur D’Enfer (cf Austin Power).

Pauvre inconscient qu’il est… Il a oublié quelque chose : la bibliothécaire a tout son temps ! Du moins jusqu’à la relève de Monique. Au bout de trois longues, très longues minutes, le lecteur craque pousse ses lourds livres vers l’ordinateur de notre bibliothécaire. Celle-ci sourit, forte de cette grandiose victoire qui illumine sa journée.

Aahhhh quel beau métier tout de même !

A l’heure où les éléphants d’un parti dont-on-ne-doit-plus-prononcer-le-nom se déchirent pour trouver un chef, cette question me semble essentielle, y compris dans nos petites bibliothèques… Et surtout dans la mienne. Car voyez-vous, cette interrogation fait débat dans mon équipe. Car chez nous, nous nous targuons du droit (totalement illusoire évidemment) de choisir notre chef. Mais (à imaginer que nous ayons ce pouvoir) comment reconnaître un bon chef de service ? Autrement dit, à quoi reconnaît-on un(e) bon(ne) directeur(trice) de bibliothèque ??? Là est ma question….

Evidemment, la définition d’un bon chef peut être relativement facile à trouver : une personne honnête, travailleuse, juste et compétente… Oui mais dans les faits, on attend tout autre chose du chef :

1/ Le ou la chef doit avoir du charme mais moins que les membres de son équipe. Vous savez, un peu comme la bonne copine qui sortait avec nous en boîte le soir quand on était des mécheux ados. Elle était juste assez moche pour vous servir de faire-valoir mais pas trop pour ne pas vous faire refouler à l’entrée…

2/ Le ou la chef doit avoir intégrer des principes fondamentaux du travail de fonctionnaire. Par exemple, demander un travail en urgence à son agent, c’est lui demander d’essayer s’il le peut, entre ses congés-récup-RTT et pauses café une première ébauche pour dans 15 jours mais bon, en même temps qu’il ne s’inquiète pas parce qu’il a encore du temps, c’est juste pour prévenir quoi…

3/ Le ou la chef doit être sympa, présent, à l’écoute mais pas trop ! C’est-à-dire que quand je dois passer un coup de fil perso à ma cousine Eugénie, il serait gentil de comprendre tout seul qu’il doit me laisser tranquille !

4/ Le ou la chef doit fixer des objectifs clairs, motivants et raisonnables. Exemple : « bon les filles cette semaine, on ne mangera qu’une pâtisserie ! Et encore ce sera un flan… Bon si vous êtes sages, on se fera un goûter vendredi mais uniquement avec du chocolat noir, hein ! On fait gaffe, les filles, on se motive !!! »

5/ Pour défendre son équipe et son établissement, le ou la chef devra être capable de se montrer gentil avec les élus et les cadres administratifs de la hiérarchie. Pour cela, il n’hésitera pas à faire don de son corps. De là à dire que le ou la chef devra être un homme ou une femme de petites moeurs, il y a un pas que je franchis avec joie !

6/ Le ou la chef doit avoir des compétences, certes, mais il doit savoir ne pas trop les montrer pour pouvoir s’extasier devant vos oeuvres : « mon Dieu Ginette, qu’est-ce que vous démagnétisez bien !!! Oh dis donc Monique, tu l’as bien frotté l’étagère, elle brille ! ça m’émeut !!! »

7/ Enfin le ou la chef doit être un puits de culture : il doit posséder des photos dédicacées de Dave voire C. Jérome, il doit connaître par coeur la généalogie de Frémont dans Plus Belle la Vie et il doit hurler comme une fillette devant Révélation de Stephenie Meyer !

Voilà POUR MOI le chef idéal ! Si tu as le profil, viens, nous t’attendons ;)

Ce qui est chouette dans la vie professionnelle (notamment dans celle d’un fonctionnaire), c’est le principe de la formation continue ! Car pour rester des personnes compétentes, réactives, opérationnelles, ouvertes, nous devons nous former tout au long de notre carrière : la survie de notre métier en dépend !!!

Plus sérieusement, ces petits stages tout au long de l’année sont des petits moments de pur plaisir… Enfin pour moi, hein. Attention, il faut quand même prendre les choses au sérieux. Déjà au moment de l’inscription, on réfléchit sérieusement sur l’intitulé, la valeur, l’intérêt pour notre carrière du stage proposé…

 » – Elle a pris quoi en décembre Brigitte ?

- Euh… un truc sur les budgets, je crois.

- Oh non !!! j’ai pas envie de le faire avec elle… Oh tiens, y a un truc sur les « doudous en tant qu’objet transitionnel dans la littérature jeunesse du début du 20 ème siècle »… Ils proposent un petit déjeuner d’accueil !

- Non, laisse tomber, y a pas de restos sympas pour le midi. T’as qu’à venir au stage « mes élus ne me comprennent pas, je ne comprends pas mes élus, est-ce une fatalité ? Oui. Alors comment faire avec… ». Les fenêtres donnent sur la caserne des pompiers ! C’est hyper intéressant… »

Donc une fois que vous avez choisi votre stage et que votre collectivité vous a donné le feu vert, vous partez toute guillerette pour votre formation. Bien sûr, c’est l’occasion de découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles structures, d’échanger des informations pertinentes avec les collègues…

« - Putain t’as vu comment elle a grossi Nadine !

- Arrête, pour un peu je ne l’aurai pas reconnu ! On dirait Roseanne qui essaierait de ressembler à Gabrielle Sulis… C’est pathétique. Mais dis donc, elle t’a dit Roselyne pour le recrutement dans sa bibliothèque ?

- Ouais, il paraît qu’ils ont embauché une fille qui, quand elle était bébé, était gardée par la tante éloignée de l’ancien Directeur Général ! Non mais c’est pas dégueulasse un piston pareil !

- Arrête, ça me retourne… Et elle t’a parlé de la nouvelle politique d’acquisition qu’elle veut mettre en place cette garce ?

- Non mais ça, on s’en fout, hein !

- Ouais grave… »

Oui, les stages sont formateurs. Ils nous permettent de comprendre que nous appartenons un corps de métier uni et soudé… (soupir d’autosatisfaction)

Le pot de mes rêves…

7 novembre, 2008

Voilà un moment qu’on aime tous dans le monde du travail : les pots ! Que ce soit pour fêter la naissance du petit dernier, le mariage de Robert, l’anniversaire de Monique ou l’avancement de Ginette, il y a toujours une raison valable pour lever son verre.

Ce midi, je me suis donc lancée, les amis : j’ai organisé MON POT (rapport au concours, vous savez bien). J’étais toute contente, j’avais ramené 4 bouteilles de Champ’ (pour 11 personnes, ça me semblait raisonnable), les collègues avaient apporté des pizzas, des quiches, des biscuits apéro, des desserts, les gens étaient d’humeur joviale, il y avait 3 hommes pour 8 femmes… Bref toutes les conditions étaient réunies…

Et pourtant ce fut le drame : aucun accrochage, aucun crêpage de chignon, aucun vomi à nettoyer… Oh je suis déçue, déçue… C’était pourtant pas compliqué de me faire plaisir. Si seulement ils avaient tous bu ! mais non, ça joue les raisonnables « ah bah non BG, on travaille après ! », « ah bah non BG, je conduis, faut faire attention ! »,   »mais arrête BG, tu sais bien que je suis enceinte ! » ou « voyons BG, tu sais bien que je suis une alcoolique repentie ! ». Mais nom de nom, c’est quoi ces lavettes !!! C’était pas un pot ça, c’était un déjeuner chez le Club Dorothée ! Et encore… parce que je suis sûre que Corbier, dans sa barbe, il ramassait pas que des miettes… j’me comprends…

Moi dans mes rêves (et je vous dis ça avec la lèvre inférieure qui tressaute, avec les yeux du chat de Shrek, avec le sanglot dans la voix), Albertine allait monter sur la table pour faire une démonstration de French cancan à Dédé qui aurait pris des photos pour le site de la mairie ! Dans mes rêves, Ginette allait enfin hurler « oui j’ai 52 ans, je suis encore vierge mais je ne compte pas le rester toute ma vie, avis aux amateurs ! » et Grand Manitou aurait alors vomi ses bretzels sur Pascaline ! Dans mes rêves, Mutine aurait écrasé la tête de la directrice dans sa quiche lorraine en murmurant « je les fuck tes évaluations, je les fuck et je te fuck aussi ! ». Dans mes rêves Sylvette aurait expliqué à Ginette comment trouver un  homme puis l’aurait regardée de haut en bas et lui aurait dit « tiens, prends 20 euros et achète-toi un bâton massant à la Redoute… ». Dans mes rêves, je serai moi aussi montée sur la table, j’aurai levé bien haut mon verre et j’aurai fait un discours…

Un discours sorti de mon coeur, un discours qui marque, un discours profond du genre :

- Ben toi t’es gros, et pis toi t’es moche. Toi j’t'aime pas, toi tu pues-tu pues-tu pues, toi t’es ma copine et toi, t’es qu’une pute !

- M’enfin BG, c’est moi Dédé, ton pote de la repro !!!

- M’en fous, t’es une pute quand même !

Et puis je me serai évanouie sur la table, dans mon propre vomi, et Sylvette m’aurait tenu la tête pour pas que je m’étouffe… Voilà, c’était pourtant simple de me faire plaisir !!! M’en fous, je viens de m’envoyer à moi toute seule mes trois bouteilles de Champ’ restantes… Et je les merde tous !

Moment important dans la vie de tout fonctionnaire : l’évaluation. Elle revient chaque année sous la forme d’un entretien avec le chef de service qui note vos points forts, vos points faibles, vos points à améliorer et vous donne une note. Le chef détermine ainsi votre valeur professionnelle, vos connaissances professionnelles, vos méthodes d’organisation professionnelle… Cela étant dit, à quoi sert réellement l’évaluation ?… Sincèrement ??? ben je ne sais pas…

Mais je peux émettre quelques hypothèses.

1/ l’évaluation permet au fonctionnaire de faire un bilan de son travail et permet à son chef de motiver son agent, de l’appuyer dans ses objectifs… Nan je déconne ! ça se saurait depuis longtemps si l’évaluation du fonctionnaire servait à quelque chose de constructif ! Donc je recommence.

1bis/ l’évaluation du fonctionnaire lui permet… de voir si son chef après son déjeuner avec Marco de la voirie et Lulu du service compta est encore capable de faire des croix dans les cases. Et je vous assure que c’est loin d’être évident !

2/ l’évaluation du fonctionnaire permet de voir si on est toujours le chouchou du chef. S’il vous fait votre évaluation tout en jouant à sa réussite sur l’ordi et en répondant aux textos coquins de sa poule… Mmmm, c’est pas super, super, super bon signe. Par contre, si les yeux pleins de larmes, il vous baise les mains  et rend grâce au seigneur d’avoir quelqu’un de votre trempe dans son équipe… alors là oui, c’est mieux.

3/ l’évaluation est un moment de convivialité… bon là, c’et vrai uniquement quand le chef vient de recevoir la dernière cuvée du cidre frelaté de Dédé de la repro et qu’il partage avec vous une lampée de ce breuvage à 40° (j’ai bien « frelaté » le cidre).

4/ l’évaluation permet… non vraiment je ne sais pas à quoi sert l’évaluation annuelle du fonctionnaire. Toujours est-il que le résultat est toujours le même :

- Monique, ton travail, c’est de la merde ! Tu connais toujours pas ton alphabet ce qui devient problématique pour le rangement, tu dis au lecteur d’aller faire un tour à la Fnac s’il veut trouver son bouquin, tu fais pleurer les enfants, tu fais peur aux vieux, et puis tu sens mauvais Monique, tu sens mauvais !!! Bon je t’augmente quand même ta note de 0,10 parce que sinon faudra que je fasse un rapport pour expliciter ma mauvaise note… Et ça me saoule grave, Monique. 

ou

- Monique, tu es merveilleuse, Monique. Tu es le pilier de mon équipe, tu sais tout faire Monique. Sans toi je ne suis rien, sans toi l’établissement court à sa perte Monique. Monique ne nous quitte pas, je t’aime. Bon je t’augmente ta note de 0,10, pour pas faire de vague hein ! mais on sait toi et moi que tu vaux beaucoup plus… Et ça, c’est le principal Monique !

Vivement l’année prochaine que je me fasse encore évaluer !

Mon bô grade !

22 octobre, 2008

Depuis lundi, j’ai dû recommencer une bonne dizaine de fois ce billet… ça ne me ressemble pas !

Faut dire que pour une fois, j’ai dû mal à tourner en dérision une très bonne nouvelle pour moi : j’ai réussi le concours d’assistant qualifié de conservation du patrimoine et des bibliothèques… Si, si je vous jure, vérifiez ici ! Oui enfin, vous devrez me croire sur parole, hein, comme d’habitude.

C’est difficile à croire mais rassurez-vous la première surprise, c’est moi. En attendant le résultat qui est tombé lundi 20 octobre à 9h32, j’ai eu  tout le temps de réfléchir à la façon dont j’allais vous annoncer que j’avais échoué à ce terrible examen. J’avais déjà le post tout chaud dans ma tête… Mais là… Ben merde, je suis bien ennuyée, je sèche.

Bon rassurez-vous ça ne va pas durer ! Bientôt, l’inspiration reviendra avec mes demandes répétées de nomination à mon employeur à ce nouveau grade, mes relations avec ma hiérarchie qui seront comme à leur habitude aussi diverses qu’enrichissantes (hum hum), mes désillusions concernant cette nomination à ce nouveau grade, et enfin mes recherches d’un poste intéressant, passionnant, ludique mais pas trop prenant (oh hé, j’ai le droit de rêver encore un peu !).

Enfin voilà ! une grosse pensée à tous mes compagnons de galère qui n’ont pas eu la même chance que moi… Je suis mal placée pour vous dire ça mais en tout cas… je pense à vous !

Dans l’attente…

15 octobre, 2008

On y est presque… Lundi, ce sera fini… Cette attente… Lundi 20 octobre, les résultats du concours externe d’assistant qualifié de conservation du patrimoine et des bibliothèques vont tomber.

Bon, soyons honnête, je n’ai pas beaucoup d’espoir.

J’ai bien jaugé mes concurrents au moment de l’épreuve oral. Ils avaient l’air drôlement sérieux, drôlement professionnel, drôlement conscient de l’importance de leur métier pour la société et drôlement motivé de contribuer à la mutation des bibliothèques dans l’ère des nouvelles technologies.

Et même que c’est sûr, leur livre de chevet à eux, c’est Le Métier de Bibliothécaire alors qu’au pied de mon lit traîne un vieux catalogue Ikéa. C’est sûr qu’ils lisent leur Gazette des Communes avec un plaisir égalable à ma lecture d’un Voici de juillet 2006 trouvé dans le cabinet de mon dentiste. C’est sûr que eux, pendant les réunions de service, ils doivent vraiment écouter ce qui se dit et pas gribouiller des petites fleurs ou la liste des corvées à faire avant la fin du mois… C’est sûr, ils croient vraiment à l’utilité et à l’avenir de notre profession alors que moi… parfois…

Non et puis en fait, c’est pas si grave si je l’ai pas ce concours… J’arriverai d’une manière ou d’une autre à évoluer dans mon métier, à prendre de vraies responsabilités autres que celle du stockage des ramettes de papier ou celle de veiller à ce que le démagnétiseur ne tombe pas sur le lecteur quand Ginette l’utilise

Non puis je suis bien comme adjointe du patrimoine… je suis épanouie dans mon travail auprès du public, des enfants, des livres, toussa toussa… Non c’est sûr, c’est pas si grave si je reste encore adjointe du patrimoine pendant encore… 2 ou 3 ans…

Bouh bouh bouh !!! Mômaaaannnnn :(