Une dernière fois…
8 juin, 2011
et puis après, j’arrête, c’est promis !
et si vous ne connaissez pas encore la handmusic, c’est par ici !
Comment pratiquer l’apnée dans une bibliothèque
20 octobre, 2009
L’ apnée est un sport qui consiste à retenir son souffle pendant qu’on se met la tête sous l’eau. Les pratiquants de cette discipline vous diront que c’est très enrichissant mais très difficile ! Qu’il est préférable d’être bien encadré et dans un établissement « aquatique » adéquat.
Et bien que nenni (j’ai enfin réussi à placer « que nenni ») ! L’apnée, nous autres les bibliothécaires, nous en faisons tous les jours et même pas dans l’eau d’abord !
Par exemple, hier au prêt, j’ai moi-même expérimenté cette pratique à l’arrivée de Mme Puduque. Mme Puduque aime l’ail, l’oignon, le vin en cubi, la bière. Elle a aussi beaucoup de chats qui n’ont pas toujours accès à une litière et elle a aussi souvent des problèmes avec ses WC chez elle. Bien sûr, Mme Puduque ne m’a jamais parlé de ces choses-là… Je les ai devinées toute seule, si vous voyez ce que je veux dire.
Donc je vous retrace notre échange qui fut assez bref :
Mme Puduque : - Bonjour !!! Je vous ramène mes livres !
Moi : – Vi ! (comme je ne respire pas, vous imaginez bien que je ne peux pas parler beaucoup !)
Mme Puduque : – J’ai tout chaud moi ! Pfff, pfff, pfff, suis toute essouflée moi, pfff, pfff, pfff ! faut dire que j’ai bien couru !
Moi : - Mmmh mmhhh.
Mme Puduque : - Oh pis regardez un peu comment je sue ! Ah c’est bon pour la santé, ça veut dire que j’expulse mes toxines, hi hi hi ! et puis ça fait du bien à mes croutes.
Moi : – Arghhh…
Mme Puduque : - Vous êtes toute bleue ! faut faire attention, hein ? Vous voulez boire dans ma bouteille ? Oh la la ! Vous êtes toute tombée par terre là !
Bon alors effectivement, je n’ai pas encore la maîtrise de l’apnée mais je sais que je peux le faire ! Il en va de ma survie !
Histoire dégoûtante de nez baladeur
27 novembre, 2008
Hier après-midi, le comble de l’horreur m’est tombé dessus : je me suis fait renifler par un vieux !!! Oui renifler par un vieux !!!
J’étais tranquillement en train de ranger des albums animés sur une étagère et là, un vieux s’approche, me dit que je suis plus belle que Martine Aubry et Ségolène Royal (bah merci mais en même temps, y a pas de mal) et là, il rapproche sa tête de mes cheveux…
Au début je crois qu’il est en train de me faire un malaise et que comme c’est un nain, enfin moins d’1m65 (héhé), sa tête me tombe naturellement sur l’épaule… Mais non, il respire toujours le vieux… Je dirai même plus, il me respire ! Il me renifle les cheveux comme un tamanoir doit aspirer ses fourmis ! Je me recule d’un bond, les yeux bien ronds, et je vois le bonhomme partir avec un grand sourire…
Et moi je reste là comme une c…, un album dans la main.
Erf, je suis dégoûtée ! C’est décidé, je n’irai plus jamais en section jeunesse… Merde, c’est là que je bosse ! Ou alors, je vais me balader dans ma bibliothèque avec un poivrier dans la poche. Si vous êtes concerné par ce problème de nez mal placés, n’hésitez pas à me contacter, nous monterons une association : « Sus aux pervers renifleurs des bibliothèques ».
Le pot de mes rêves…
7 novembre, 2008
Voilà un moment qu’on aime tous dans le monde du travail : les pots ! Que ce soit pour fêter la naissance du petit dernier, le mariage de Robert, l’anniversaire de Monique ou l’avancement de Ginette, il y a toujours une raison valable pour lever son verre.
Ce midi, je me suis donc lancée, les amis : j’ai organisé MON POT (rapport au concours, vous savez bien). J’étais toute contente, j’avais ramené 4 bouteilles de Champ’ (pour 11 personnes, ça me semblait raisonnable), les collègues avaient apporté des pizzas, des quiches, des biscuits apéro, des desserts, les gens étaient d’humeur joviale, il y avait 3 hommes pour 8 femmes… Bref toutes les conditions étaient réunies…
Et pourtant ce fut le drame : aucun accrochage, aucun crêpage de chignon, aucun vomi à nettoyer… Oh je suis déçue, déçue… C’était pourtant pas compliqué de me faire plaisir. Si seulement ils avaient tous bu ! mais non, ça joue les raisonnables « ah bah non BG, on travaille après ! », « ah bah non BG, je conduis, faut faire attention ! », »mais arrête BG, tu sais bien que je suis enceinte ! » ou « voyons BG, tu sais bien que je suis une alcoolique repentie ! ». Mais nom de nom, c’est quoi ces lavettes !!! C’était pas un pot ça, c’était un déjeuner chez le Club Dorothée ! Et encore… parce que je suis sûre que Corbier, dans sa barbe, il ramassait pas que des miettes… j’me comprends…
Moi dans mes rêves (et je vous dis ça avec la lèvre inférieure qui tressaute, avec les yeux du chat de Shrek, avec le sanglot dans la voix), Albertine allait monter sur la table pour faire une démonstration de French cancan à Dédé qui aurait pris des photos pour le site de la mairie ! Dans mes rêves, Ginette allait enfin hurler « oui j’ai 52 ans, je suis encore vierge mais je ne compte pas le rester toute ma vie, avis aux amateurs ! » et Grand Manitou aurait alors vomi ses bretzels sur Pascaline ! Dans mes rêves, Mutine aurait écrasé la tête de la directrice dans sa quiche lorraine en murmurant « je les fuck tes évaluations, je les fuck et je te fuck aussi ! ». Dans mes rêves Sylvette aurait expliqué à Ginette comment trouver un homme puis l’aurait regardée de haut en bas et lui aurait dit « tiens, prends 20 euros et achète-toi un bâton massant à la Redoute… ». Dans mes rêves, je serai moi aussi montée sur la table, j’aurai levé bien haut mon verre et j’aurai fait un discours…
Un discours sorti de mon coeur, un discours qui marque, un discours profond du genre :
- Ben toi t’es gros, et pis toi t’es moche. Toi j’t'aime pas, toi tu pues-tu pues-tu pues, toi t’es ma copine et toi, t’es qu’une pute !
- M’enfin BG, c’est moi Dédé, ton pote de la repro !!!
- M’en fous, t’es une pute quand même !
Et puis je me serai évanouie sur la table, dans mon propre vomi, et Sylvette m’aurait tenu la tête pour pas que je m’étouffe… Voilà, c’était pourtant simple de me faire plaisir !!! M’en fous, je viens de m’envoyer à moi toute seule mes trois bouteilles de Champ’ restantes… Et je les merde tous !
Y a des jours…
6 septembre, 2008
« Y a des jours comme ça où tout ne va pas pour le mieux,
Y a des jours où tout part en couille, tout coule… » (NTM La fièvre)
Y a des jours comme ça…
Y a des jours où ça démarre mal, dès la pause café de 10h parce qu’il y a plus de café. Et perso, sans ma dose minimale de caféine dans le sang, je me transforme en une version féminine de Vin Diesel : je ne parle plus, je grogne !
Y a des jours où vous réalisez que le rangement matinal des livres s’annonce mal : une bande de nains maléfiques s’est amusée à les sortir de leurs confortables étagères pour en faire des piles dignes de la tour de Babel un peu partout par terre…
Y a des jours où les enfants que vous recevez pour une heure de lecture sont si insupportables que vous pestez intérieurement sur l’inexistence du contrôle de natalité dans ce pays !
Y a des jours où vous vous demandez pourquoi votre collègue amatrice d’ail a choisi de squatter à côté de vous, alors que de toute évidence elle vient de faire un marathon ou de l’équitation, qu’elle n’a pas pris de douche et qu’en plus, elle a dû s’asperger avec un truc genre bombe de toilettes senteur des îles…
Y a des jours où le manque de considération pour votre travail de la part de vos supérieurs hiérarchiques vous donne envie de louer un Hummer customisé façon Mad Max et d’aller rouler avec application sur leurs petites voitures de fonction…
Y a des jours où vous ressentez vraiment que vous seriez une parfaite caissière à Carouf : « bonjour Madame, ça vous fera donc 5 livres pour trois semaines, vous voulez un ticket ?, je vous remercie, à très bientôt Madame ».
Y a des jours où apparaît derrière votre banque de prêt, une petite fille toute rougissante qui vous dit d’une voix fluette « j’ai beaucoup aimé le livre de Yak Rivais que vous nous avez lu ce matin… Je voudrai savoir si vous auriez un autre livre, tout pareil, à me prêter parce que j’ai beaucoup… enfin c’était drôlement rigolo ! ».
Alors il y a des jours comme ça où je me dis que finalement, j’aime bien ce boulot…
Mauvaise humeur et mauvaises odeurs
13 août, 2008
Mais dites-moi pourquoi est-ce qu’il y a autant de gens qui puent dans ma bibliothèque ?
Qu’un gamin posé sur la banque de prêt par une mère débordée et surchargée exhale les odeurs fétides d’une couche prête à déborder, ça passe encore. Je pense qu’un bébé a le droit de puer, c’est dans sa nature.
Mais les autres ? Tous les AUTRES !!! ceux qui sentent la pisse de chat, la vinasse de monop, l’oignon frit de la semaine dernière ou pire le sapin désodorisant des bagnoles pour planquer une autre odeur dont je ne veux même pas connaître l’origine… POURQUOI EST-CE QU’ILS VIENNENT ME FAIRE CH… EN PARLANT A DEUX CENTIMETRES DE MON NEZ ??? Si jamais vous voyez une cinglée dans une bib courir partout en bombardant les gens avec de la bombe déo pour les chiottes, vous serez que c’est moi, Grrrrrrrrr…..




