J’aime pas Noël…

22 décembre, 2008

Non c’est clair, je n’aime pas Noël… Vous me direz, c’est loin d’être original. A part les trolls, personne n’aime Noël, non ?

Mais pour être plus précise, je n’aime pas Noël au travail. 

Déjà, il y a le truc de souhaiter de bonnes fêtes à tous les lecteurs. Non mais sérieusement, qu’est-ce que je m’en fous qu’ils passent de bonnes fêtes ! D’ailleurs, du moment que je leur donne leurs bouquins démagnétisés avec le ticket de la date de retour, ils devraient s’estimer contents. Mais non, il faut aussi que je fasse un grand sourire, que je tapote la tête du petit dernier, que je souhaite un bon Noël de façon laïque et politiquement correcte… Merde alors !

Et puis, il y a toujours une collègue pour dire que ce serait vachement sympa si on portait tous des chapeaux de père Noël, il y a toujours un lecteur pour faire des réflexions votre décoration, surtout vos belles boules, il y a toujours un enfant pour vomir dans les bacs sa bûche de la cantine, il y a toujours ce put… de sapin de Noël qui perd ses aiguilles et qui va sans doute tomber sur un troll et là j’aurai droit au mieux à un blâme pour maltraitance volontaire alors que d’abord, moi ce put… de sapin avec ses gros noeuds partout, j’en voulais même pas…

Et puis à cette période, c’est comme s’il fallait faire semblant d’être heureux, d’être une personne pleine de compassion. Ben non, désolée, moi je suis aussi de mauvaise humeur à Noël ! et je revendique ce droit…

Et puis… et puis… et puis d’abord le vieux lecteur tout gentil qui vient chaque année m’apporter une boîte de gros Suchard n’est pas passé cette année…  Non mais ça veut dire quoi, ça ! ce non-respect des traditions, ça m’écoeure… Snif snif… Bon je l’attends encore demain mais s’il ne vient pas, et ben FUCK Noël !

Le pot de mes rêves…

7 novembre, 2008

Voilà un moment qu’on aime tous dans le monde du travail : les pots ! Que ce soit pour fêter la naissance du petit dernier, le mariage de Robert, l’anniversaire de Monique ou l’avancement de Ginette, il y a toujours une raison valable pour lever son verre.

Ce midi, je me suis donc lancée, les amis : j’ai organisé MON POT (rapport au concours, vous savez bien). J’étais toute contente, j’avais ramené 4 bouteilles de Champ’ (pour 11 personnes, ça me semblait raisonnable), les collègues avaient apporté des pizzas, des quiches, des biscuits apéro, des desserts, les gens étaient d’humeur joviale, il y avait 3 hommes pour 8 femmes… Bref toutes les conditions étaient réunies…

Et pourtant ce fut le drame : aucun accrochage, aucun crêpage de chignon, aucun vomi à nettoyer… Oh je suis déçue, déçue… C’était pourtant pas compliqué de me faire plaisir. Si seulement ils avaient tous bu ! mais non, ça joue les raisonnables “ah bah non BG, on travaille après !”, “ah bah non BG, je conduis, faut faire attention !”,  ”mais arrête BG, tu sais bien que je suis enceinte !” ou “voyons BG, tu sais bien que je suis une alcoolique repentie !”. Mais nom de nom, c’est quoi ces lavettes !!! C’était pas un pot ça, c’était un déjeuner chez le Club Dorothée ! Et encore… parce que je suis sûre que Corbier, dans sa barbe, il ramassait pas que des miettes… j’me comprends…

Moi dans mes rêves (et je vous dis ça avec la lèvre inférieure qui tressaute, avec les yeux du chat de Shrek, avec le sanglot dans la voix), Albertine allait monter sur la table pour faire une démonstration de French cancan à Dédé qui aurait pris des photos pour le site de la mairie ! Dans mes rêves, Ginette allait enfin hurler “oui j’ai 52 ans, je suis encore vierge mais je ne compte pas le rester toute ma vie, avis aux amateurs !” et Grand Manitou aurait alors vomi ses bretzels sur Pascaline ! Dans mes rêves, Mutine aurait écrasé la tête de la directrice dans sa quiche lorraine en murmurant “je les fuck tes évaluations, je les fuck et je te fuck aussi !”. Dans mes rêves Sylvette aurait expliqué à Ginette comment trouver un  homme puis l’aurait regardée de haut en bas et lui aurait dit “tiens, prends 20 euros et achète-toi un bâton massant à la Redoute…”. Dans mes rêves, je serai moi aussi montée sur la table, j’aurai levé bien haut mon verre et j’aurai fait un discours…

Un discours sorti de mon coeur, un discours qui marque, un discours profond du genre :

- Ben toi t’es gros, et pis toi t’es moche. Toi j’t'aime pas, toi tu pues-tu pues-tu pues, toi t’es ma copine et toi, t’es qu’une pute !

- M’enfin BG, c’est moi Dédé, ton pote de la repro !!!

- M’en fous, t’es une pute quand même !

Et puis je me serai évanouie sur la table, dans mon propre vomi, et Sylvette m’aurait tenu la tête pour pas que je m’étouffe… Voilà, c’était pourtant simple de me faire plaisir !!! M’en fous, je viens de m’envoyer à moi toute seule mes trois bouteilles de Champ’ restantes… Et je les merde tous !